
Il y a un an ou deux j’étais tellement submergée d’informations, d’activités, de responsabilités, positives ou négatives que mes journées n’étaient plus assez longues…. Est-ce que c’est votre cas aujourd’hui?
Tout s’enchaînait tellement vite, j’avais du mal à tout suivre. Je disais oui à presque tout, ne voulant blesser personne, louper quelque chose d’intéressant ou rater une occasion de découvrir une nouveauté…
Savoir ce que je veux ? Je n’avais franchement pas le temps de me poser la question. Entre mes enfants, mon mari, mes amis et mon travail, je voulais être épanouie sur tous les plans, une vie accomplie quoi… En privilégier un plutôt qu’un autre aurait mis à mal ce fragile équilibre. Mon problème? Trop d’opportunités, trop d’info à trier, trop d’obligations sociales, trop d’attentes…
Vous voyez où je veux en venir?… oui c’est bien ça TROP… il fallait agir sur le trop. Sans compter que ce trop avait généré une quantité d’objets dont nous avions à présent la responsabilité (entretien, réparation, leur trouver une place dans la maison, les renouveler une fois obsolètes… ). Et oui, vivre dans une maison agréable avec autant d’objets requiert des connaissances poussées en astuces TETRIS. J’adorais jouer à ce jeu, le problème comme vous le savez, c’est qu’il faut toujours y être affairé… Sinon les briques se posent comme elles viennent et impossible de rattraper le coup ! GAME OVER…
Le Game over de la vie fait un peu plus mal que dans le jeu et recommencer une partie prend un peu plus de temps, surtout quand on n’en a pas l’habitude… Savoir ce que l’on veut oui, faire un choix oui…. Mais quand tout notre temps est occupé à maintenir ce fragile équilibre au détriment de nos relations avec nos proches et de notre équilibre… ça relève du domaine du fantastique.
Dans ma tête tout était confus, un paquet de post-it, agenda et notifications s’était peu à peu entassé sur mes envies . Et puis lors d’un « craquage »… je me suis imaginée en rétropédalage à maintenir la tête hors de l’eau et je me suis dit : « Hors de question de continuez comme ça pendant les 60 années à venir! A pester sur les autres, à être négative, à laisser faire, je ne vais jamais tenir le coup ! Qu’est-ce que je montre à mes enfants? Ce n’est pas possible de leur donner aussi peu d’espoir en la vie ». Oui je sais je suis très optimiste sur le nombre d’années mais j’ai une mamie qui vient de fêter ses 100 ans alors je me le permet ; ). Vous aussi vous avez peut-être eu un choc similaire? Vous venez peut-être d’avoir un déclic, une épreuve qui vous a ramené à la réalité. Reconnaitre qu’on a un problème, c’est la première étape comme diraient nos chers spécialistes… ça c’était OK, mais maintenant que faire?
Alors j’ai réagi, car je suis intimement persuadée qu’à chaque problème existe une solution. Pas besoin d’attendre qu’elle vienne des autres, il m’est arrivé de me perdre à de nombreuses reprises sur ce chemin où l’on pense que c’est de la faute de notre éducation, de la société de consommation, des politiques, des lois idiotes mais soyons honnête… ça n’a rien donné jusque là de très positif… Parfois, les « autres » ne nous facilitent pas toujours la vie c’est sûr, mais c’est quand même nous, au final, qui décidons de prendre ou non ce chemin escarpé et choisissons la manière dont on va le parcourir…
Une fois notre volonté trouvée, il faut avoir le courage d’en parler. Pas facile… notre entourage même bienveillant, nous expose ses peurs, ses croyances, ses recommandations et quand elles font échos aux nôtres… quelle force il faut pour garder le cap et les regarder en face ! En parler est plus que nécessaire… c’est une façon de s’engager avec nous-même sur ce chemin du changement, c’est aussi une façon de créer des opportunités et des échanges qui nous permettront d’affiner notre projet. On pense souvent qu’il ne faut pas en parler, pas tant que l’on n’a son plan exact… l’éternel problème du droit à l’erreur… on avance la boule au ventre en ayant peur que nos craintes se vérifient… peur de passer pour un rêveur, un hurluberlu … et puis finalement on réalise que non, rien n’est si grave, si irréversible. On tombe peut-être mais on se relève plus fort comme un enfant qui apprend à marcher… On a oublié que l’erreur n’était pas seulement un droit, c’est surtout une source infinie d’apprentissage et de connaissance de soi et des autres. Un outil fabuleux pour ajuster son projet.
Pendant tout ce parcours, je n’ai jamais été seule, personne ne l’est tout à fait, on apprend toujours de nos relations aux autres qu’elles soient bonnes ou mauvaises. J’ai toujours pensé que chaque personne avait un ou plusieurs talents et qu’il me suffisait de m’en inspirer pour devenir meilleure… je l’avais juste oublié. Mais plus que ça, certains m’ont ouvert les oeillères que je m’étais mise peu à peu, d’autres m’ont passé les outils qui me permettrait de déblayer mon chemin, éclairé pour que j’y vois plus clair, écouté élaborer mes plans, soutenu quand je trébuchais ou laissé tomber si j’avais besoin de me prendre en main….
Le courage et l’énergie se trouve en soi, il faut juste faire un peu de tri pour les retrouver. Parfois la machine est un peu rouillée, c’est difficile de remettre les mécanismes en marche quand tout est si facile autour de soi (un clic et on a tout ce qu’on veut)… Nous avons la chance d’être des êtres de relations, c’est la clef de notre évolution. Savoir agir ensemble, partager ses savoirs, s’entraider plutôt que se critiquer, se faire concurrence, se faire peur… Il est tellement plus intéressant de donner à chacun sa place et son importance, d’être des citoyens accomplis. Alors autorisez-vous à jeter par dessus bord ces sacs de lests qui vous empêchent de prendre votre envol et vivez votre vie avec plus de légèreté !
Et si vous avez du mal à remettre en route votre mécanique? Pas de soucis, ouvrez grands les yeux et les oreilles, parlez, quelqu’un pourra forcément vous r-enseigner sur la procédure de mise en route !
