amis

Avoir des relations sociales plus sereines.

Épisode 4 de la série Désencombrement & conséquences

Des amis, vous en aviez pleins. Ils allaient et venaient sans cesse dans votre maison quand vous étiez chez vos parents. Étudiant, les soirées et sorties s’enchaînaient… tout était simple, vous ne vous posiez pas trop de questions. Un ami passait à l’improviste et c’était une bonne occasion pour refaire le monde. Cette époque était heureuse, spontanée.

Et puis tout c’est complexifié

Vous ne savez trop comment, tout s’est enchaîné et peu à peu, il a fallut faire de plus en plus d’efforts pour bien les recevoir.

Certains avaient une déco à faire pâlir un magazine et de plus en plus de monde semblait suivre ce mouvement à coup de Pinterest ou d’Instagram… Aucune pièce n’était épargnée… même pas les toilettes ou la chambre parentale. Tout était devenu une vitrine…

Vous avez bien essayé de résister mais ça devenait de plus en plus difficile d’assumer vos différences. Alors vous vous êtes pris au jeu.

Les premières années, c’était même plaisant de provoquer l’admiration de tous ! Mais avec les enfants qui sont arrivés, votre période de chômage et la maladie de Paul votre fils… tout s’est déréglé, comme si un caillou s’était coincé dans l’engrenage….

Aujourd’hui, vous n’arrivez plus à suivre ! La belle époque vous manque… vous avez besoin d’amis, de simplicité…

Vos placards et votre cave débordent et vous avez de la peine à suivre le rythme quotidien. Inviter des amis était l’occasion de faire votre ménage une fois par semaine. Aujourd’hui, ça ressemble plutôt à un marathon et vous n’avez plus l’énergie de le faire !

Depuis un an, vous dites à tout le monde que vous préférez aller au restaurant pour laisser vos jeunes enfants dormir et profiter d’une soirée entre amis. La réalité est plus amère, vous êtes épuisée et découragé à l’idée de la montagne que représente une remise en état de votre intérieur et des tensions que cela va générer.

C’est un bon plan à deux détail près : le budget que cela vous coûte et l’estime de vous même qui en prend un coup à chaque fois. Alors les rencontres se font plus rares et ça vous manque.

Mais qu’est-ce qui se joue ?

Quel maux cela met en avant ? Je vous propose 3 pistes à explorer :

Peur du rejet :

C’est la base de notre système de survie. Depuis des lustres, l’homme a survécu parce qu’il vivait en communauté. Être rejeté ou ne pas faire parti d’un groupe, c’est prendre le risque inconscient de disparaitre. De plus, les relations sont essentielles à notre bien être. Je ne parle pas d’échanges WhatsApp, je parle vrais échanges, avec des échanges verbaux, tactiles, visuels… Sans ça, ça devient très compliqué, nous avons déjà eu démonstration de ces lors du confinement.

Peur du manque :

Notre société d’aujourd’hui arrive à des extrêmes qui nous font penser qu’avoir un trop plein de gadgets est le minimum vital. Sans cela, nous ne serions pas aimables, reconnus, dignes d’intérêt. Regardez les tabloïds qui ont vite fait de reprendre la moindre erreur, faute de goût, par des retours cinglants… il devient difficile de correspondre aux standards toujours plus élevés qui sont attendus. L’habitat devient alors plus souvent une carapace dans laquelle il se cacher, se protéger plutôt qu’un cocon dans lequel on peut se détendre et accueillir ses proches. Et rien de tel qu’un amas d’objets pour créer de belles barricades pour se mettre à l’abri.

Paraitre plutôt qu’être :

Comme je l’ai dis plus haut, les codes, les dictats jalonnent notre quotidien. Le moindre geste est attendu, codifié suivant le groupe auquel on veut appartenir.

Pire encore, on vous dit que vous n’avez pas le choix. Alors tout le monde suit sans forcément interroger la pertinence de ses injonctions. Et encore moins si elles correspondent à nos valeurs ou non.

Alors comment remettre plus de sérénité dans tout ça ?

Peur de ne pas être ou avoir assez ? Et si tout ça pouvait cacher quelque chose de plus profond ? Seul un travail sur vous même pourra vous aider à sortir de ce cercle vicieux.

Nul ne peut savoir mieux que vous qui vous êtes et de quoi vous avez besoin ou non. C’est pour ça que j’ai choisi le coaching et le home organising.

C’est le client qui est maître de ses décisions. Il est juste guidé vers des chemins qui lui permettront de faire un travail introspectif plus rapide et plus efficace.

Je dois vous confier une des clefs que l’on m’a donné il y a plus 2 ans :

« Quoi que l’on fasse on plaira à 1/3 de nos connaissances, environs 1/3 ne vous aimera pas et le dernier tiers n’a pas d’avis sur la question ».

Est-ce que cette théorie est juste ? Je n’en sais rien, mais elle a eu pour moi l’effet d’un électrochoc. On ne pourra pas plaire à tout le monde, même si l’on essaie de rentrer dans les standards. Alors autant être soi-même et cultiver ses particularités pour garder des relation qui nous apprécient pour ce que l’on est. Et peut-être que le dernier arriverait ainsi à se décider !

Comment prendre cette direction ?

Peut-être qu’observez votre environnement et recréer autour de vous un cocon simple d’entretien où il fera bon s’y retrouver sera déjà une première piste.

Si tout n’est pas parfait, ou qu’il manque quelque chose, je suis sûre que vos amis ne vous en tiendrons pas rigueur. Peut-être même qu’il vous remercieront lors de leur prochaine invitation…

Il ne viennent pas chercher un service, mais un ami, le seul, l’unique que vous êtes !

Alors si votre objectif pouvait être de réaligner votre intérieur à votre image ou à vos besoins, de quoi vous délesteriez vous en premier ?

Je vous laisse inspecter votre maison…

Au plaisir de voir vos retours.

Belle soirée !

Maud.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *